ESPAGNE
Au Pays basque,
ceux qui veulent s’exprimer librement
risquent de le payer de leur vie
Index AI : EUR 41/001/2003
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
«Cet homicide, s’il est effectivement imputable à l’ETA, ne peut être interprété autrement que comme un acte d’intimidation dirigé contre ceux qui adoptent une position ou une politique différente de celles du groupe armé basque ou opposée à celles-ci», a déclaré Amnesty International. L’ETA avait annoncé à la fin du mois de septembre 2002 que les bureaux et les meetings du Parti populaire, au pouvoir, et du PSOE seraient considérés comme des «cibles militaires» ; le groupe avait aussi menacé de mort des militants politiques. L’ETA avait déclaré peu de temps avant, au mois d’août, qu’il allait «prendre des mesures» contre les partis politiques n’ayant pas voté contre la Loi sur les partis politiques. Cette nouvelle loi – aux termes de laquelle, les partis politiques ne respectant pas les principes de démocratie et les valeurs définies par la Constitution sont frappés d’illégalité – est souvent considérée comme une étape importante de la campagne menée en vue d’obtenir l’interdiction du mouvement politique Herri Batasuna. Amnesty International a toujours condamné sans réserve les atteintes aux droits humains perpétrées par l’ETA.
«Les homicides délibérés sur la personne de membres de partis politiques ou de militants, ainsi que les actes de violence perpétrés contre eux pour les intimider, violent les droits humains fondamentaux que sont le droit à la vie et le droit à la liberté d’association et d’expression», a déclaré l’organisation. «De tels homicides et menaces de mort ne sont jamais justifiés.»
Complément d’information
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International à Londres, au +44 20 7413 5566, ou consulter le site www.amnesty.org
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